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Patrimoine

Une ville d'art et d'histoire

Architecture et Urbanisme lavallois

Si les bords de la Mayenne font l'objet d'un peuplement diffus dès la protohistoire, c'est le rôle de marche économique, militaire et religieuse de la vallée qui orienteson devenir urbain. Alliés successivement aux familles nobles de Normandie, de Bretagne et d'Anjou, les seigneurs de Laval contrôlent, dès le XIème siècle, les hauteurs de la rive droite et la traversée à gué de la Mayenne.
Autour d'une motte, puis d'un grand donjon, s'ordonne un bourg prospère cerné de murailles qui, par son nom même, traduit l'emprise des seigneurs sur le site (Vallis Guidonis, puis Laval).
Un pont de pierre est bâti au XIIIème siècle pour franchir la Mayenne. Il restera, jusqu'à la Révolution, la voie de passage obligée entre Rennes et le Mans.
Au sortir de la Guerre de Cent Ans, la terre de Laval est érigée en comté. Ses seigneurs (maîtres de Laval et de Vitré) font de la rivière un vecteur de renouveau économique. Sur ses berges, on développe le blanchiment des toiles de lin exportées jusqu'à Paris puis, plus tard, jusqu'aux colonies d'Amérique.
La prospérité revenue permet l'expansion des faubourgs ainsi que de hameaux périurbains (Avesnières, Saint-Vénérand, la Coconière, la Senelle, etc…). Les maîtres de la ville, alliés à René d'Anjou, portent alors dans le Maine les valeurs de la Renaissance.
Le tuffeau de la Loire permet de renouveler l'architecture publique (église St-Vénérand, Château Neuf) ou privée (Maison du Grand Veneur, Hôtel Boulain).
La Contre-Réforme donne l'occasion aux artistes locaux de diffuser le modèle du retable lavallois dans toutes les églises de l'ouest, faisant ainsi oublier l'engagement des seigneurs de Laval dans le parti protestant.
Le XVIIIème siècle marque l'apogée économique d'une ville toute entière tournée vers le textile et dirigée de fait par une oligarchie de marchands vivant dans de somptueux hôtels particuliers.
Mais l'apparition des cotonnades au XIXème siècle qui supplantent rapidement la toile de lin entraîne une réduction du rôle jusqu'alors prépondérant de la rivière.
La ville n'échappe au déclin démographique qui se précise dès la fin du Second Empire dans tout le département que, grâce à l'activité déployée par les premiers préfets et par les édiles urbains.
Les grands travaux comme le Pont Neuf (1815) ou le viaduc ferroviaire (1855) améliorent sensiblement la desserte Paris-Rennes.
La Mayenne bordée par plus de quatre kilomètres et demi de quais devient un lieu de promenade menant jusqu'aux frontières de la ville qui sont réservées à l'industrie.
Le renouveau urbanistique s'accompagne d'une réelle amélioration de l'équipement public. Laval se dote ainsi d'un musée (1890), de nombreuses écoles et d'une prison modèle (1901).
Le faible dynamisme des années d'entre-deux-guerres sera, heureusement, compensé par le retour à la prospérité qui caractérise les Trente Glorieuses (1945-1975).
L'exode rural fournit alors en main d'œuvre des entreprises comme LMT ou Thomson qui viennent compléter une activité agro-alimentaire de pointe (Besnier).
En périphérie, la ZUP des Fourches, les ZAC de Grenoux et du Bourny et avec la ZUP Saint Nicolas (9 000 habitants) achèvent la création de nouvelles traverses Est-Ouest de part et d'autre de la rivière.

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