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Patrimoine

Laval, de siècle en siècle

Photos de site Descriptions
Site gallo-romain L'Antiquité
A l'écart des centres urbains (Jublains au nord) mais proche du vicus d'Entrammes, le site est avant tout connu pour son gué sur la voie romaine Corseul-Le Mans et une activité agricole ancienne (fermes gauloises).
La présence d'un habitat gallo-romain n'est attestée qu'à Grenoux sur la route de Bretagne.
Basilique d'Avesnières Grande rue Le Vieux-Château Le Moyen Age
Les églises, préromanes ou romanes, sont caractérisées par la richesse de leurs peintures murales (calendriers de Notre-Dame-de-Pritz, Saint-Martin et Saint-Pierre-le-Potier), la sobriété des architectures (Grenoux, Avesnières) et la qualité de la statuaire (chapiteaux zoomorphes d'Avesnières).
Cette sobriété se conservera à LAVAL au travers du gothique angevin (la Trinité).
Marche militaire, la ville trouve son unité dans la fondation du château en 1020 par Guy Ier de Dénéré qui devient un vassal du comte du Maine.
A la fin du XIIème siècle, est érigé un grand donjon circulaire qui porte encore, fait exceptionnel, ses hourds d'origine.
D'abord composée d'ensembles épars (Bourg-Chevrel, Bourg-Hersent, etc…), la ville connaît alors une rapide extension.
Elle est ceinte de remparts dès le XIIIème siècle, percés de cinq portes dont seule la porte Beucheresse ou porte des Bûcherons subsiste.
A proximité (Saint-Pierre-le-Potier) une activité de production de poterie connaît un étonnant développement.
Maison du Grand Veneur St Vénérand Château Neuf La Renaissance
Le renouveau économique dû à l'expansion de l'activité textile permet désormais d'importer à grands frais le tuffeau de la Loire.
Les seigneurs reprennent d'abord le bâti ancien (travées en tuffeau dans la cour du château) puis élèvent une galerie de prestige achevée en 1542. Celle-ci témoigne de l'influence des architectes parisiens du moment (Pierre Lescot) et de la volonté d'une stricte application de la théorie des ordres architecturaux.
L'architecture religieuse n'est pas en reste et le collatéral de la Trinité illustre l'évolution du goût au XVIème siècle.
Sur la rive gauche s'élève bientôt l'église Saint-Vénérand (1486-1556) dont la façade est un pastiche du portail de Saint-André de Mantoue (Alberti). Les vitraux sont réalisés par les ateliers les plus prestigieux du royaume (Rouen).
L'architecture privée hésite pour sa part entre archaïsme (logis du Grand-Veneur de style première Renaissance, construit en 1554) et provocation. L'Hôtel Boulain reproduit ainsi rive gauche l'élévation raffinée du Château-Neuf seigneurial.
Retable des Cordeliers Maison de Tisserands Hôtel Leclerc des Gaudesches (1727) L'époque Classique
Le XVIIème Siècle est marqué par les contrecoups des guerres de Religion et malgré la construction en périphérie de couvents importants par les bénédictines, les ursulines (1617), les capucins, l'activité architecturale publique décline.
Les revenus demeurent cependant suffisants pour permettre l'érection de retables. La famille Corbineau et surtout le plus illustre de ses représentants, Pierre, réalise de véritables monuments de marbre et de tuffeau qui, parfois, dépassent quatorze mètres de hauteur (retable des Cordeliers).
En valorisant l'autel et les niches destinées à accueillir les statues des saints vénérés, il met au service de la Contre-Réforme le vocabulaire maniériste de l'école de Fontainebleau dans tout l'ouest français (Le Mans, La Flèche, Angers et Rennes).
Par contraste, l'architecture privée reste modeste (maisons de tisserands).
Il faut attendre le XVIIIème siècle pour que les grandes familles bourgeoises enrichies par la toile, les offices ou les forges lancent un important mouvement de construction d'hôtels particuliers urbains.
On bâtit à la périphérie de la ville (route du Mans) et surtout sur les hauteurs de la place du Gast qui abrite depuis 1731 la halle aux toiles de Laval.
Dotés de parcs à la française (hôtel du Mans de Chalais) ; de façades à balcons en fer forgé parfois ornées des armes du propriétaire (hôtel Périer du Bignon), ils abritent des marchands qui empruntent à l'aristocratie l'usage de la particule.
Les folies de la Perrine et surtout de Bel-Air complètent ce paysage idéal.
Hôtel de Ville Bateau-lavoir Chapelle St Julien Le XIXème Siècle
Au sortir de la Révolution, LAVAL devient le chef-lieu du nouveau département de la Mayenne.
Cette reconnaissance politique conduit à la restructuration de la ville.
Rive gauche sont édifiés une préfecture néoclassique (1808-1818) et un théâtre tandis que rive droite l'axe du pont Napoléon (1815) et la mairie (1826) articulent la nouvelle place principale. La Mayenne est détournée, canalisée et bordée de promenades.
Dans la deuxième partie du siècle, on aménage la vieille ville, on construit un viaduc (1855), des quais et des écluses.
Les quais sont occupés bien souvent par les bateaux-lavoirs à étages qui permettent de jumeler lavage traditionnel à la rivière et activité de buanderie (Laval en comptera plus d'une vingtaine).
Léopold RIDEL, jeune architecte d'esprit éclectique se distingue. On lui doit la Caisse d'Epargne, la chapelle Saint- Julien (romano-byzantine) et nombre d'œuvres rationalistes (écoles, gare des tramways et la nouvelle prison de Laval).
Son chef-d'œuvre reste le musée des Beaux-Arts (néo-grec) qui ouvre sur le jardin de la Perrine (1885), issu de l'ancienne folie de la Perrine.
Van Treek Technopole Le XXème Siècle
La ville voit sa croissance se ralentir dès le début du siècle.
A l'exception des bains-douches décorés par Isidore Odorico dans le style viennois (1925), l'architecture publique est peu présente. Aux traditionnelles maisons de style régionaliste s'ajoutent bientôt les premiers HBM (1919) qui complètent les programmes sociaux issus du mécénat privé.
La croissance économique des années d'après-guerre change le destin de la ville.
Le long d'une nouvelle traverse Est/Ouest, les ZUP des Fourches et de Saint-Nicolas (1962) permettent à une architecture de barres et de tours d'imposer de nouvelles normes de confort même si le pavillonnaire demeure omniprésent (Grenoux et Le Bourny).
Les constructions monumentales de style international sont à l'aune de cette époque de progrès : stade lavallois (1971), cité administrative (1972), salle polyvalente (1976), hôpital (1976).
La fin des Trente Glorieuses est marquée par une diversification de l'architecture locale qui privilégie le matériau (céramique chez Van Treeck, bois chez Perrault) sans nier la monumentalité.
Dans la périphérie, l'urbanisme industriel utilise principalement l'acier et le verre (centre Besnier, zone de la Technopole).

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