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Patrimoine

Armoiries de Laval et de ses seigneurs

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Dans leur forme actuelle, les armoiries n'apparaissent dans l'Europe féodale qu'au début du XIIe siècle.
Utilisées primitivement dans le domaine des sceaux et dans celui des tissus, elles gagnent peu à peu l'équipement des hommes d'armes sur les champs de bataille.
Cet usage se justifie par la nécessité, pour les chevaliers, de se reconnaître dans les combats. L'habitude fut donc prise de peindre sur les boucliers ou de broder sur les bannières et les oriflammes, des armoiries aux couleurs vives.
L'écu de gueules (rouge) au léopard d'or est d'après la tradition celui des premiers seigneurs de Laval.
La coutume veut que ces armes leur aient été données par Guillaume de Normandie en reconnaissance des services qu'ils lui auraient rendus lors de l'invasion de l'Angleterre en 1066.
"Guillaume, dans l'enthousiasme de son succès, ne croit pas devoir mieux récompenser les fils de la Maison de Laval qu'en faisant alliance avec elle par le mariage de Denise de Mortain, sa nièce, avec le successeur de Guy II, et en déchirant le tiers de ses armes dont il lui fait présent pour l'intercaler dans son blason".
Pure légende quant à cette origine (?), puisque les Laval n'apparaissent dans aucun des documents ou listes établis au lendemain des évènements.
Ces armes furent utilisées jusqu'au milieu du XIIIe siècle : en 1251, elles se rencontrent sur un contre-sceau de Guy VII, antérieurement à son accession à la tête de la baronnie. Le décès de Guyonnet, fils de Guy VI et d'Avoise de Craon, en 1211, fait de sa soeur Emma l'héritère de la baronnie.
Veuve de Robert III d'Alençon, elle avait épousé, en 1218, le connétable Mathieu II de Montmorency.
L'avènement de leur fils, Guy VII, en 1264, marque le passage de la seigneurie de Laval dans la Maison de Montmorency et entraîne l'abandon des armoiries primitives au profit de celles de cette famille.


cliquez sur l'image pour l'aggrandir Antérieurement à leur accession à la tête de la baronnie de Laval, le premier blason des Montmorency connu depuis la seconde moitié du XIIe siècle, était "d'or à la croix de gueules cantonnée de quatre aigles d'azur".


cliquez sur l'image pour l'aggrandir Un nouveau blason avec 16 alérions, au lieu des 4 aigles primitives, se rencontre vers 1218 ; c'est celui dont se sert Mathieu II de Montmorency peu après son mariage avec Emma de Laval.
Ce passage de 4 aigles à 16 alérions, selon Bertrand de Broussillon, serait dû à la promotion de Mathieu II à la charge de connétable.


cliquez sur l'image pour l'aggrandir A partir de 1250, cinq coquilles, chargeant la croix, viennent s'ajouter à ces armes.
Elles proviennent du blason de Mathieu d'Attichy, fils de Mathieu II de Montmorency et de sa première femme, Gertrude de Nesles, et demi-frère du futur Guy VII.
A la mort sans descendance de Mathieu d'Attichy, en 1250, Guy hérite de la terre d'Attichy et des armoiries de son frère auxquelles il emprunte les coquilles.
Dorénavant, les armes de la famille de Laval seront "d'or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'argent cantonnée de seize alérions d'azur".
L'union d'Anne de Laval et de Jean de Montfort, futur Guy XIII, en 1405, n'apporte aucun bouleversement dans les armoiries, leur contrat de mariage stipulant que Jean abandonnerait son nom, son prénom, le blason de son père, son cri et ses armes au profit du blason des Montmorency-Laval.


cliquez sur l'image pour l'aggrandir Si Guy XIII reste fidèle au vieil écu de ses prédécesseurs, Guy XIV, probablement (aucune empreinte de sceau de Guy XIV n'est connue : ses armes au franc-quartier de France se trouvent sur un sceau de Guy XV daté de 1478, donc antérieur à son accession à la tête du comté, ainsi que sur un poteau sculpté conservé au Musée de Laval), mais surtout ses successeurs utilisent conjointement celui des Montmorency-Laval et un autre plus complexe où s'ajoutent dans un premier temps les armes de France - le 2 janvier 1464, Louis XI autorise Guy XIV à ajouter un premier quartier de France, pour rappeler que Jeanne, sa belle-mère, femme de Jean V de Bretagne, était fille de Charles VI - puis celles d'Evreux - souvenir de Jeanne d'Evreux, reine de Navarre, grand-mère d'Isabeau de Bretagne, femme de Guy XIV et celles de Vitré.
Ces armoiries portées par les derniers seigneurs de Laval avant l'arrivée de la famille de La Trémouïlle, se lisent ainsi : Ecartelé, au 1 : d'azur à trois fleurs de lys d'or ; au 2 et 3 : d'or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'argent cantonnée de seize alérions d'azur ; au 4 d'azur à trois fleurs de lis, à la bande componée d'argent et de gueules; sur le tout, de gueules au lion d'argent.


cliquez sur l'image pour l'aggrandir Après son abandon par Guy VII, le léopard des premiers seigneurs sera utilisé pour les sceaux des contrats de Laval jusqu'à la Révolution. Au XIXe siècle, la ville l'adoptera pour ses armes particulières.

Source : Maynard, Diane - Eraud, Dominique. - Armoiries de Laval et de ses seigneurs. - Mayenne Archéologie Histoire, n°18, 1995

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